Il y a des respirations durant lesquelles notre corps nous fait ressentir que la vadrouille forge un être. Le pas lourd et cadencé , crissé d'un petit bruit humide et sourd , je vais souvent au rythme des fluctuations de mon esprit , qui mêle sommairement pensées et réflexions en tout genre cessant d'exister presque souvent avant d'avoir vu le jour . Sur le moment ces instants de transitions corporelles plongé dans un coma totipotant m'apparaissent comme un gâchis d'énergie et de temps pur, un effet joule du temps-capital-vie qui part en fumé; les heures qui passent sont en plus friande d'horaires de bus factice et de panne de rer . Le peu d'organisation de mes journées empathie, ce qui ne devait être qu'un trait reliant deux espaces sur ma petite carte intra-crânienne se révèle avoir été un long périple usant physiologiquement qui justifie dès lors une faiblesse , un moment mou; qui s'octroie de droit divin une flemme royale. Quand j'y repense après coup comme maintenant, je me dis que finalement toutes ces épopées pendulaires tout aussi inutiles que communes , dans le fond me servent à quelque chose de vague enfin du moins à développer mon aptitude d'intégration et d'assimilation du paysage urbain , dans lequel je me retrouve a pressent après réflexion en parfaite harmonie, embaumé dans l'indifférence grisâtre , la privation des sens et l'architecture fonctionnelle.